Les principales agences de notation Moody’s et Standard & Poors ont annoncé d’importantes restructurations, consistant principalement en la suppression de postes.
275 postes pour Moody’s, 600 chez S&P, soit des charges financières respectives de $52bn et $47.5bn.

En outre, l’avenir n’est pas rose pour les agences, qui pour certaines d’entre elles réalisaient jusqu’à près de 53% de leurs revenus grâce à leur activité de financement structurés.

Alors sont elles à la fois responsables et victimes de la crise des subprimes?
Responsables, du fait de leur notation trop généreuse des produits structurés?
Victimes, car cette activité est aujourd’hui en déclin. Citigroup précise en effet que les émissions de CDO devraient baisser de 50% à 60% cette année.

Mais allons plus loin.
Comme mentionné dans mon post “Exposé de Paul Jorion à l’Ecole Normale supèrieure”, les gérants, les investisseurs, le marché dans son ensemble n’accordent-ils tous pas trop d’importance aux notations des agences de rating.

Un  investisseur, de part son statut de professionnel n’a t-il pas l’obligation de connaitre en détail le produit qu’il achète. De le suivre régulièrement et de prendre sa décision en son “ame et conscience” et non en celle de Moody’s, Fitch ou S&P….?

La place grandissante qu’a pris les agences de notation, est celle que les investisseurs ont bien voulu leur donner.
Qu’elles soient une aide, qu’elles donnent un avis extérieur, oui.
Qu’elles soient l’unique source d’information justifiant un investissement, clairement non!