Le 5ème constructeur de maisons aux Etats-Unis a enregistré au titre de son 4eme trimestre, une perte nette de $772.7m, vs -$49.6m pour la même période de 2006.
Comme lors des précédents publications, cette perte est imputable aux dépréciations de stocks, aux annulations de contrats d’options et aux diminutions de programmes de ventes qui représentent une charge de plus de $305m.
KBH enresgitre par ailleurs un chiffre d’affaires de $2.07bn vs $3.01bn au Q4 2006.
Le groupe a egalement mentionné qu’il attendait de 2008, une nouvelle année de difficultés sur le marché immobilier américain.
09 jan
Posted by: Laetitia in: Marchés
Les principales agences de notation Moody’s et Standard & Poors ont annoncé d’importantes restructurations, consistant principalement en la suppression de postes.
275 postes pour Moody’s, 600 chez S&P, soit des charges financières respectives de $52bn et $47.5bn.
En outre, l’avenir n’est pas rose pour les agences, qui pour certaines d’entre elles réalisaient jusqu’à près de 53% de leurs revenus grâce à leur activité de financement structurés.
Alors sont elles à la fois responsables et victimes de la crise des subprimes?
Responsables, du fait de leur notation trop généreuse des produits structurés?
Victimes, car cette activité est aujourd’hui en déclin. Citigroup précise en effet que les émissions de CDO devraient baisser de 50% à 60% cette année.
Mais allons plus loin.
Comme mentionné dans mon post “Exposé de Paul Jorion à l’Ecole Normale supèrieure”, les gérants, les investisseurs, le marché dans son ensemble n’accordent-ils tous pas trop d’importance aux notations des agences de rating.
Un investisseur, de part son statut de professionnel n’a t-il pas l’obligation de connaitre en détail le produit qu’il achète. De le suivre régulièrement et de prendre sa décision en son “ame et conscience” et non en celle de Moody’s, Fitch ou S&P….?
La place grandissante qu’a pris les agences de notation, est celle que les investisseurs ont bien voulu leur donner.
Qu’elles soient une aide, qu’elles donnent un avis extérieur, oui.
Qu’elles soient l’unique source d’information justifiant un investissement, clairement non!
Le secrétaire américain au Trésor a averti que la crise de l’immobilier résidentiel n’était sans doute par terminée, et qu’il fallait se préparer à de nouvelles dépréciations d’actifs du coté des banques.
Selon lui, ” Après des années de hausses de prix qui ne pouvaient durer et de pratiques de prêts laxistes, une correction immobilière était inévitable et nécessaire”.
Paul Jorion, docteur en Sciences Sociales et anthropologue a exposé sa vision de la crise des subprimes à l’Ecole Normale Supèrieure samedi soir dernier.
Dans “Vers la crise du capitalisme américain” publié début 2007, Paul jorion, visionnaire, décrit parfaitement la crise des subprimes que nous vivons actuellement.
Afin de poursuivre le débat, ce dernier a donc exposé sa vision de la crise, à savoir qu’elle conduira à un effondrement du système financier, tel qu’il est conçu aujourd’hui. Sa solution va vers une réflexion globale, incluant tous les partenaires afin de mettre en place une sorte de “Constitution” comme cela s’est produit par le passé dans le domaine politique, par l’avènement de la démocratie.
Même si je ne partage pas dans sa globalité la vision de Paul Jorion, on ne peut que féliciter la réfléxion d’un homme qui a vu avant tout le monde la crise que nous traversons actuellement.
Sonnera t-elle le glas d’une époque? Je n’en suis pas si sur.
Je pense qu’elle pointe avant tout la meconnaissance et la légereté des êtres humains, dans des domaines aussi important que la finance.
Légèrete de l’emprunteur subprime, qui ne lit pas ou ne cherche pas à comprendre les spécificités de son contrat de prêt. A savoir la période de “teaser rate” (taux d’appel) et le futur “reset” (augmentation du taux) qui dans bien des cas lui sera fatal.
Légèreté de l’acheteur final de tranche mezzanine ou senior de ces prêts titrisés, ces fameux MBS.
Non! Ce ne sont pas seulement des prêts hypothécaires américains. Ils ont leurs spécificités, leurs caractéristiques.
Quel gérant connaissait réellement la signification du mot subprime avant février 2007? Et quid des “Alt-A” et “IOs” ?
Le problème à mon sens est réellement là.
L’ingénierie financière est telle, que les gérants ne prennent pas forcément le temps de comprendre réellement les sous-jacents des produits qu’ils achètent, se bornant dans bien des cas à la seule lecture des commentaires des agences de rating.
Une autre question se pose alors: n’accorde t-on pas aux notation des agences de rating une importance trop grande dans le système financier actuelle?
Un autre débat s’ouvre !
Alors que PHH (groupe américain spécialisé dans le crédit hypothécaire et la gerstion de flotte de véhicule) devait être cédé à General Electric et Blackstone, celui-ci a décidé de mettre fin à la transaction faute d’accord de financement trouvé en date du 31 décembre 2007, pour un montant de $1.8bn.
Le groupe se réserve aujourd’hui la possibilité détudier “d’autres alternatives stratégiques”. Tant qu’à Blackstone, celui-ci regrette que “les banques ne soient plus désireuses d’assurer le financement”.
Pour l’heure, PHH réclamerait une indeminité contractuelle de rupture de $50M. blackstone de son coté pourrait envisager une action en justice à l’encontre des banques prêteuses JP Morgan et Lehman.
Les indices ABX des différentes series sont toujours à des niveaux bien bas en ce début d’année, alors que la série 2008 devrait bientot voir le jour.
Ainsi, la série BBB- 07-2 s’établie à 22, trés proche de son point bas de 21.92.
La série BBB-07-01 s’affiche à 18.89.
Pour le vintage 2006, la BBB 06-02 s’élève à 19.33 tandis que celle la 06-01 s’établit sur les niveaux de 29.44.
Le vintage 2006 ne s’en sort finalement pas si mal comparativement à 2007.
Qu’en sera t-il de la nouvelle série qui à l’origine aurait du subir d’importants “resets”, mais qui au final va bénéficier des mesures du plan Bush ?
Série ABX-HE BBB- 2007-01
Alors que l’once a déjà progressé de près de 31% en 2007, atteignant $834, l’or devrait conserver son statut de valeur refuge en 2008, grâce ou à cause de la poursuite de la crise des crédits à risque aux Etats-Unis, qui continue d’alimenter l’aversion pour le risque.
Les craintes inflationnistes jouent également en faveur du métal jaune, considéré comme un rempart.
De fait, le record de $850 atteint en 1980 pourrait rapidement être dépassé.
Certains envisagent un cours compris entre $1.000 et $1.500 !
L’assureur (monoline) ACA Capital Holding a perdu sa notation Investment Grade par S&P.
L’agence a pris cette décision en raison de l’importante exposition du groupe aux crédits immobiliers subprime, considérés comma à risque.
De son coté, Ambac, pourtant menacé d’une déradation par Fitch, en raison de son besoin d’une recapitalisation, à décidé de ne pas réduire son dividende.
Le président américain et son secrétaire au Trésor, H Paulson, ont annoncé hier une série de mesure dans le but d’éviter à des milliers d’américains la saisie de leurs maisons.
“Hope Now” sera donc applicable aux américains ayant emprunté à taux varibales (ARM), et bénéficiant pendant une durée, généralement comprise entre 2 et 3 ans, d’un taux extremement bas (teaser rate), avant que celui n’augmente, lors de la période de “reset”.
Ce plan permettra donc aux américains de geler leur taux d’intéret à son niveau initial pendant une durée de 5 ans.
1.2 millions d’américains devraient ainsi conservé la propriété de leur maison.
Néanmoins, il est à préciser que ce plan ne concernera que les ménages n’ayant pas accumuilé plus de 60 jours de retard de paiement (deliquencies) dans l’année écoulée.
Parrallèlement, “Hope now” prévoit des possibilités de refiancement, ou l’octroi d’un nouveau prêt garantie par la Federal Housing Administration.
Le chiffre des ventes de logements existants de la NAR pour le mois d’octobre est tombé.
Inférieur aux prévisions (qui tabaleitn sur un niveau de 5 millions) le chiffre s’établit à 4.97m, soit un point bas depuis sa création en 1999.
Le chiffre du mois de septembre a légèrement été révisé à la baisse (5.03 m vs 5.04 m initialement).
La baisse est donc de -1.2%, mais de -20.7% par rapport au mois d’octobre 2006.
Avec des conditions d’octroi de prets qui se resserent encore, un ralentissement de l’économie et une baisse des prix, les éventuels acheteurs ont une attitude plutot attentiste.
Ainsi, les publications à venir devraient encore se traduire par de nouvelles baisses.
Les ventes de logements existants sont attendues demain. Le niveau estimé est de 750.000.
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